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| Témoignages
: Partir dans un pays du sud |
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Vous trouverez dans cette page quelques témoignages
de chantier. Evidement, nous n'avons pas pu restituer ici
tous les rapports de chantiers écrits par les centaines
de volontaires qui partent chaque année ! Si vous souhaitez
en savoir plus, contactez le SCI-CAAAL
qui pourra vous fournir les coordonnées de volontaires
ou les archives des rapports de chantiers.
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- Sénégal:
Immersion dans un village
- Inde
: Chantiers organisés par le SCI Inde
- Guatemala
: Chantier dans une communauté maya
- Palestine
: Périple en Cisjordanie

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Senegal, Nancy,
Juillet 2003 Ces chantiers au Sénégal,
avec les Ententes, sont qualifiés de chantiers d’immersion.
Juillet et août, qui correspondent à la saison
des pluies au Sénégal, sont deux mois de travail
agricole intense. Des volontaires partent pour vivre dans
un village rural pendant environ trois semaines, au sein d’une
famille, pour proposer leur main d’œuvre. Ils sont
seuls ou par deux dans différents villages d’une
même région et découvre la vie de leur
nouvelle famille et de son village, tout en participant au
travail quotidien, dans les champs ou autours de la maison. |
Laurence, volontaire partie avec le SCI Belgique, et moi étions
dans les alentours de Koungheul, une ville qui se trouve à
l’est de Kaolack, sur la route de Tambakounda.Notre famille
d’accueil est composée du chef El Hadj Basiru,
de ses trois femmes et de leurs enfants (12). La famille vit
de l’agriculture. Elle possède une dizaine d’hectares
de terres dispersées autour du village. Le matin, nous
partons aux champs ; puis l’après-midi se perd
longuement entre le thé, quelques jeux, le repos, les
visites de différentes personnes du village. Vers quatre
heures, les hommes et les garçons repartent aux champs.
J’y retournerai tout à l’heure avec les filles,
si elles y vont.
Le chantier s’est remarquablement bien déroulé
pour moi. On est venu nous chercher à l’aéroport,
et on nous a aidé à faire nos démarches
dans Dakar. Le voyage vers Koungheul a été bien
organisé, notre accueil là-bas aussi. Tout le
monde a pris soin de nous.
J’ai passé un séjour inoubliable au Sénégal.
Terranga est bien adapté : accueil. Ils connaissent le
sens du terme. Il y a une partie qui est traditionnelle, un
certain devoir de bien accueillir des invités et des
voyageurs. C’est déjà quelque chose de formidable.
Mais cela va bien au delà. J’ai vu une tolérance
profonde de la différence de l’autre au sein de
la population. Ainsi qu’une curiosité, une soif
de connaître et d’échanger. A combien de
reprises nous a-t-on offert le thé, proposé de
venir rencontrer la famille, où juste été
content de discuter avec nous dans la rue, que ce soit au village,
à Koungheul ou à Dakar. |
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Inde Marie-Claude, juillet et
août 2005
– Le 5 juillet, tout le groupe de volontaires avait
rendez-vous à Chennai, dans le Sud de l’Inde
pour quatre jours d’orientation : présentation
de l’association, présentation et attente des
volontaires, conseils pratiques. Il y avait 6 irlandais, 3
espagnols, 4 français, 2 belges, 3 allemands, 1 hongroise,
1 slovène, 1 suisse, 1 américaine et 1 anglaise.
Tout s’est très bien passé, même
si le travail auquel on s’attendait ne nous a pas été
proposé, les organisateurs des différentes associations
avec lesquelles le SCI Inde travaille étaient très
accueillants, chaleureux et serviables. Nous étions
à 100% en contact avec la population, vivant avec et
comme elle.
Notre premier chantier : il a eu lieu du 9 au 18 juillet.
Nous logions dans un petit village appelé Karumathur,
dans le Tamil Nadu. L’association qui nous a accueilli
avait pour but de développer le travail des femmes
au sein du village afin de faire d’elles des travailleuses
indépendantes par la suite un autre aspect du programme
était lié aux victimes du Tsunami : reconstruction
des maisons et échanges avec les familles de pêcheurs.
Nous avions des discussions avec le personnel de l’association
et des soirées à thèmes en fonction des
nationalités de chacun. Sinon, dans le village dans
lequel nous logions, nous étions très proches
des femmes : nous participions à la confection des
repas, nous échangions sur les coutumes, les traditions
et la religion. Les femmes nous ont habillé en sari,
tenue locale puis maquillée. Un grand moment de complicité
! Quant aux conditions de vie dans ce village, elles étaient
spartiates : on dormait par terre, on prenait notre douche
au puits, on lavait nos vêtements dans le lac. On était
loin de tout matérialisme mais on s’est rendu
compte que ça n’était pas le plus important.
Le 18 juillet, nous avons quitté Karumathur pour rejoindre
Endal, village où se trouvait notre deuxième
chantier. Les conditions de vie étaient les mêmes
que lors du premier chantier à l’exception près
que nous avions un local pour prendre nos douches. Curieusement,
notre puits nous manquait et surtout les fous rires qui allaient
avec ! Nous avons également reçu un accueil
très chaleureux de la part du personnel de l’association.
Dont le but était de développer socialement
et économiquement les villages alentours avec une attention
particulière portée aux femmes et aux enfants.
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Guatemala
Katie, septembre 2003 – En tout nous étions
9 volontaires issus de différents pays européens
: Allemagne, Espagne, Grande Bretagne, Italie. L’histoire
de la Communidad Maya 9 de Enero est assez récente.
Elle est constituée de familles d’Indigènes
guatémaltèques (Mayas) issues de différentes
parties du pays. Il en résulte une multiculturalité
au sein de la communauté.
L’idée de notre chantier de travail était
justement de travailler sur cette question de l’interculturalité.
Nous étions là pour voir an quoi il était
possible d’améliorer la communication et la compréhension
réciproque entre les membres de la communauté.
Nous avons développé le thème de la communication
interculturelle auprès des enfants sous forme d’activités
réalisées à l’école (ateliers,
jeux éducatifs).
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 | Au
cours de nos trois semaines dans la communauté, nous
avons également participé à la réalisation
d’autres projets : projet environnemental (mise en place
de poubelles, sensibilisation) ; ateliers de cuisine avec
les femmes dans l’objectif d’ouvrir un petit restaurant.
Les familles étaient heureuses de nous accueillir et
curieuses de savoir comment c’était chez nous.
Entre les volontaires, c’était un bonheur de
faire partie d’une équipe multiculturelle aussi
soudée.. |
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 | Palestine
: Université de Birzeit - Août 1998 - Corinne
JéhannoIl est très difficile de décrire
ce séjour en Palestine... Des souvenirs pleins la tête,
je suis rentrée en France, emprunte des contrastes
de ce pays. Le choc a été violent mais surtout
passionnant. Encore maintenant, les idées affluent
et je n'arrive pas vraiment à mettre de l'ordre dans
le flot de sensations tumultueuses. Le chantier, organisé
par l'université de Birzeit, a pour objectif de faire
connaitre aux volontaires internationnaux les conditions de
vie des Palestiniens. A travers un séjour itinérant
en Cisjordanie et au Golan, des volontaires, pas moins de
13 nationalités différentes, ont pu participer
à des travaux d'aménagement d'espace vert à
Nablus, "dépierrage" d'un champ à
Jenen, nettoyage d'un théâtre à Jérusalem,
à un mariage au Golan,etc. Les après-midi étaient
consacrées à des conférences sur l'histoire
du conflit Israëlo-Palestinien, la situation économique
et politique actuelle, la situation de l'eau, visite de centres
de "réconciliation",etc. |
Les
débats allaient bon train entre volontaires internationnaux,
Palestiniens et... un volontaire Israëlien. Ce dernier
a eu des difficultés à se faire accepter en
Terre "ennemie" mais sa gentillesse, son ouverture
d'esprit et... son délicieux café, ont su faire
tomber toutes les résistances des Palestiniens qui
avaient aussi beaucoup de questions à partager avec
lui ! La visite des camps de réfugiés nous a
tous beaucoup touchés et révoltés. Découvrir
son impuissance devant une situation qui perdure depuis 50
ans, ne met pas très à l'aise !
Les contacts s'établissent rapidement : Les volontaires
Palestiniens sont avides d'échanges. Ils veulent d'abord
nous parler de leur conditions de vie, du conflit. Ils attendent
de nous que nous leur expliquions la manière dont nos
médias parlent d'eux dans nos pays respectifs. Pour
eux, le chantier représente aussi une formidable occasion
de faire la fête, de se déplacer dans le pays,
de rêver à des voyages qui ne pourront sans-doute
pas faire : Une parenthèse loin des tracas de la situation
politique qui se vivent au quotidien.
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Les volontaires
Palestiniens passent d'évènements graves aux
fêtes avec un naturel déconcertant : Leur éternelle
hospitalité, leur joie de vivre et leur chaleur est
communicative. Toutes les occasions sont bonnes pour démarrer
des chants et des danses, où que l'on aille les gens
s'associent à nos fêtes et nous invitent à
partager leur repas. Le sens de l'hospitalité et de
la fête ne sont pas des notions vaines en Palestine
!
Ce chantier a été une expérience incroyable
qui m'accompagnera pendant de longues années. J'espère
que ce peuple pourra un jour vivre en paix pour qu'enfin le
monde puisse entrevoir sa culture riche, chaleureuse et hospitalière.
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