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Maxime a écrit le 4 juin 2019 à 8 h 30 min:
Merci de résumer ton expérience en quelques lignes :

J'ai effectué un service civique de 7 mois au Burkina Faso à Diébougou. Avec un autre volontaire, nous travaillions dans un centre pour les jeunes, composé d'une bibliothèque et d'un Cyber, ainsi qu'à la mairie de Diébougou.

Avant mon séjour :

Quelle était ta principale motivation au départ ?
Je voulais découvrir une autre culture.

Quelles étaient tes appréhensions avant ton départ ?
J'avais peur d'attraper le palu.

Comment t’es tu préparé au grand départ ?

Avant de partir, j'ai revu ma famille et mes amis. Je lisais des articles sur le Burkina Faso. Surtout, je posais des questions aux anciens volontaires. Que faut-il apporter dans la valise ? Est ce qu'on peut apporter des cadeaux ? Comment se déroulent les salutations ?

Pendant mon séjour :


En combien de temps t’es tu adapté à la vie locale ?
Difficile à dire... Au Burkina, on apprenait tous les jours. A notre arrivée, nous avons appris les salutations. Puis, nous avons appris à manger avec les mains (les pelles africaines comme disent les burkinabés). A notre départ, on apprenait à négocier en Dioula sur le marché. En fait, l’adaptation à la vie locale se fait progressivement.

As-tu rencontré des difficultés lors de cette adaptation ? Si oui, lesquelles ?
Oui ! Par exemple, au début je n'osais pas négocier. J'entrais dans la boutique et achetais sans discuter.

Comment as-tu trouvé ton logement ?

Je vivais en collocation avec l'autre volontaire dans un logement avec deux chambres, un salon, une cuisine et une salle de bain. L'eau et l’électricité arrivaient directement à la maison. Il faut le préciser car cela reste un luxe au Burkina. En saison sèche, le logement est poussiéreux à cause des pistes. Même si on passait la serpillière, la poussière revenait.

Était-il facile de se déplacer en ville ? (transport en commun, voiture, rues piétonnes…)
Oui ! Nous nous déplacions à vélo dans la ville. Lorsque nous voulions aller dans un autre ville, nous prenions des bus ou bien des motos. Les grands axes sont goudronnés tandis que les voies secondaires correspondent à des pistes de terre.

Quelles étaient les spécialités locales ?

Au Burkina, on retrouve une multitude de spécialités. On peut déguster une bière de mil, appelée le Dolo dans les cabarets. Le plat national burkinabé est le tô. Il s'accompagne d'un nombre incroyable de sauces : sauce feuilles, sauces oseilles, sauce gluante,... Et la fameuse sauce 45 tours. Pourquoi 45 tours ? Parce qu'il faut enlever son bout de tô et le tourner 45 fois dans la sauce pour espérer en récupérer suffisamment.

Peux-tu partager tes bons plans pour sortir et manger ?
A Diébougou, on peut déguster de délicieux spaghettis au Soleil de Minuit. Et pour sortir, direction les milles collines dans un maquis bien ambiancé !

Quel est le coût de la vie local ? (En comptant le logement, les transports, la nourriture…)
1€ = 655 FCFA. Une bière dans un maquis coûte 600 FCFA une miche de pain 150 FCFA un billet de bus pour 300 km 5000 FCFA. Pour résumer, avec 500€ par mois, on vivait comme des rois ! On pouvait même aider ponctuellement des amis.

As-tu une ou des anecdote(s) originale(s) ou amusante(s) à raconter sur ton expérience ?
Oui ! Nous avions loué un véhicule pour rallier Diébougou à Gaoua. Au bout de 20 km, on tombe en panne. On arrête la voiture sur le coté. Rapidement, des Togolais viennent à notre rescousse pour réparer la machine. Ils nous expliquent une technique pour tester les bougies : « Si je prends un coup de jus, ça veut dire que ça marche. » Un des Togolais demande à son collègue de démarrer le véhicule et prend la bougie à pleine main. Pas de bol, toutes les bougies fonctionnent.

Après mon séjour :


Penses-tu avoir changé après ton séjour ?

Oui ! Je pense que j'arrive à m'adapter plus facilement qu'avant. Si le programme change eu milieu de la journée, ça ne me dérange plus. Je m’adapte !

Qu’est-ce qui te manque le plus ?

La chaleur humaine ! On entend des rires et on voit des sourires. Les Burkinabés savent accueillir !

Voudrais-tu repartir à l’aventure encore une fois ? Pourquoi ?
Oui, je souhaiterais repartir à l'aventure car je trouve ça enrichissant d'aller à la rencontre d'une autre culture. Cela permet de s'ouvrir sur le monde !

Quels conseils donnerais-tu à un(e) jeune qui souhaiterait partir pour la première fois ?
Allez-y ! Échangez, découvrez et profitez !