Pierrette, volontaire en Italie : « Habiter dans une colocation de volontaires internationaux est vraiment une chance au vu de la situation »

Je suis arrivée à Rome avant que les mesures sanitaires ne se durcissent ; j’ai donc eu l’opportunité de visiter et de profiter de la ville sans grandes restrictions lors du premier mois. J’ai notamment pu assister à des évènements d’autres centres sociaux à Rome, ainsi qu’aux activités de la Città dell’Utopia (marché terra/Terra, soirée en hommage à un italien mort en Colombie, etc.) qui continuaient sans réelles restrictions dans la mesure où ils s’agissaient d’évènements en extérieur, dans le jardin. Les mesures sanitaires sont désormais plus importantes, ce qui impacte forcément certaines activités que l’on organisait ou souhaitait organiser. J’ai notamment un peu peur que les festivals de la Città dell’Utopia prévus pour le printemps soient une nouvelle fois annulés, car il s’agit d’évènements importants auxquels il me ferait plaisir de prendre part. 

En ce qui concerne le test covid que j’ai effectué avec certains des autres volontaires il y a 2 semaines, c’était rapide et ne m’a pas posé de réel problème dans la mesure où ce n’était pas le premier test que j’ai eu à faire cette année. Les deux semaines de quarantaine se sont également bien déroulées. Toutefois, dans l’hypothèse d’un confinement général, je ne pense avoir envie de rester enfermée plus d’un mois à la Città dell’Utopia de sorte que je préférerais revenir pour le confinement en France. Je n’ai toutefois pas l’impression qu’un long confinement général soit prévu pour le moment. Actuellement, je ne suis pas spécialement inquiète en raison de la situation sanitaire : l’ambiance au bureau du Service Civil International Italie ainsi qu’à l’appartement des volontaires est joyeuse, et on ne s’ennuie pas. Je dirais donc que ce début de mission se déroule très bien pour moi. La seule inquiétude que je peux avoir concerne plutôt le déroulement des fêtes de Noël en France. Pour finir, je pense qu’habiter dans une colocation, qui plus est de volontaires internationaux, est vraiment une chance au vu de la situation : on ne se sent jamais seul, on en apprend tous les jours et, du fait d’habiter à 6, on continue à avoir une vie sociale fournie malgré toutes les restrictions sanitaires.

Pierrette, volontaire en Italie